Raison individuelle ou Sàrl en Suisse : que choisir pour votre activité ?

par Mis à jour le 30 Jan 2026

Introduction : un choix structurant entre raison individuelle et Sàrl

Le choix entre une raison individuelle (entreprise individuelle) et une Sàrl (Société à responsabilité limitée) est une décision structurante qui conditionne directement :

  • Le risque sur votre patrimoine privé : responsabilité illimitée vs limitée
  • La fiscalité : imposition directe du bénéfice vs double imposition société/associé
  • Les coûts de création et de gestion : quasi nuls vs CHF 2’000-4’000 + comptabilité complète
  • La capacité à accueillir des associés : impossible vs structuré par statuts
  • L’image professionnelle : perception « artisanale » vs « corporate »

Depuis la réforme du droit de la faillite au 1er janvier 2025, le choix de la forme juridique revêt une importance accrue, en particulier concernant l’exposition du patrimoine privé en cas de difficultés financières.

Ce guide compare de manière concrète la raison individuelle et la Sàrl en Suisse, et montre dans quels cas l’une ou l’autre forme est la plus adaptée à votre activité et votre projet.

Tableau comparatif : raison individuelle vs Sàrl

Pour vous aider à comparer rapidement les deux formes juridiques, voici un tableau synthétique des critères clés qui les différencient :

[Capture : Tableau comparatif raison individuelle vs Sàrl – Vue d’ensemble]
Critère Raison individuelle Sàrl
Capital de départ Aucun capital minimum requis. L’activité peut démarrer sans apport en capital. Capital social minimum de CHF 20’000, entièrement libéré lors de la création.
Responsabilité Responsabilité illimitée. L’indépendant répond des dettes professionnelles sur l’ensemble de son patrimoine privé (maison, voiture, épargne). Responsabilité limitée au capital social. Le patrimoine privé est en principe protégé.
Fiscalité Le bénéfice est imposé comme revenu personnel de l’indépendant, avec impôt sur le revenu et cotisations AVS (~10%). Double niveau d’imposition : impôt sur le bénéfice et le capital au niveau de la société, puis imposition du salaire et/ou des dividendes au niveau de l’associé.
Coûts de création Très faibles : Pas de notaire obligatoire, CHF 0-350 si inscription RC facultative. Élevés : Acte notarié obligatoire, inscription au RC, apport du capital → CHF 2’000-4’000
Coûts de gestion annuels Comptabilité simplifiée possible (< CHF 500’000 CA), obligations administratives limitées. CHF 500-2’000/an Comptabilité complète obligatoire, révision si seuils dépassés, assemblées générales. CHF 3’000-8’000/an
Image et crédibilité Image parfois perçue comme plus « artisanale » ou personnelle, selon le secteur et les clients. Image plus structurée et « corporate », souvent mieux perçue par les banques, partenaires et clients institutionnels.
Entrée/sortie d’associés Impossible. Pas d’associés possibles sans changer de forme juridique. Relativement simple. Les parts sociales peuvent être cédées, sous réserve des statuts.
Transmission/Vente Complexe : vente du fonds de commerce, difficultés de valorisation. Simple : cession de parts sociales, valorisation structurée.

Comparaison des principales caractéristiques entre raison individuelle et Sàrl en Suisse (2026).

Synthèse rapide :

  • Raison individuelle : Simple, flexible et peu coûteuse, parfaite pour démarrer seul et tester une activité. Mais : responsabilité illimitée, exposition complète du patrimoine privé.
  • Sàrl : Plus lourde et plus chère, mais protège le patrimoine privé et facilite l’entrée d’associés. Adaptée aux activités générant des revenus significatifs ou impliquant des risques importants.

Dans de nombreux cas, une trajectoire progressive est envisagée : démarrer en raison individuelle, puis transformer l’activité en Sàrl lorsqu’elle atteint un certain niveau de maturité et que les risques augmentent.

entreprise individuelle vs sarl

Risque juridique et financier : un enjeu renforcé depuis la réforme de 2025

Lorsqu’on compare la raison individuelle à une Sàrl, les différences de responsabilité sont fondamentales et ont été considérablement renforcées par la réforme du droit de la faillite entrée en vigueur au 1er janvier 2025.

Responsabilité illimitée en raison individuelle : ce que cela signifie vraiment

Dans une raison individuelle, le titulaire est personnellement responsable de toutes les dettes professionnelles avec l’ensemble de ses biens privés. Cela signifie concrètement que vos créanciers peuvent saisir :

  • Votre logement familial (maison, appartement)
  • Vos comptes bancaires et épargne personnels
  • Votre véhicule personnel
  • Vos placements financiers (actions, obligations, assurances-vie)
  • Tout autre bien de valeur (terrains, collections, etc.)

Il n’existe aucune séparation juridique entre votre patrimoine professionnel et votre patrimoine privé. Si votre entreprise fait faillite ou accumule des dettes, vous perdez potentiellement tout.

En revanche, dans une Sàrl ou une SA :

  • La responsabilité est limitée au capital social (CHF 20’000 pour une Sàrl)
  • Seuls les actifs de la société peuvent être liquidés en cas de difficultés
  • Votre patrimoine privé est en principe protégé (sauf cas de faute grave personnelle)

⚠️ Point de vigilance

La responsabilité limitée d’une Sàrl ne protège pas dans tous les cas : si l’associé-gérant commet des fautes de gestion graves (par exemple, continuer l’activité alors que la société est en surendettement notoire), il peut être tenu personnellement responsable.

Ce qui a changé au 1er janvier 2025 : faillite plus rapide pour dettes publiques

Jusqu’à fin 2024, certaines créances de droit public (cotisations sociales, impôts, TVA) pouvaient être poursuivies par voie de saisie pour les entreprises inscrites au registre du commerce. Cela laissait souvent aux indépendants un délai de respiration d’environ un an pour régulariser leurs dettes sans mise en faillite immédiate.

Depuis le 1er janvier 2025, cette exception a été abrogée. Désormais :

  • Toutes les créances de droit public (impôts, TVA, cotisations sociales AVS/AI/APG, SUVA, etc.) peuvent entraîner une procédure de faillite directe
  • Le créancier public (administration fiscale, caisse AVS) n’a plus à passer par une saisie avec délai
  • Il peut engager immédiatement une procédure de faillite si les dettes ne sont pas payées dans les délais
  • Ceci s’applique à toutes les entités inscrites au registre du commerce, y compris les raisons individuelles

Objectif déclaré de la réforme : Lutter contre les abus et améliorer le recouvrement des créances publiques. Conséquence pratique : Pression beaucoup plus forte sur les entreprises qui rencontrent des difficultés de trésorerie.

💡 Conseil de RISTER – Fiduciaire Genève

Avec la réforme 2025, il est devenu crucial d’anticiper et de provisionner systématiquement les dettes publiques (TVA, impôts, AVS). Une raison individuelle inscrite au RC qui accumule des retards de paiement sur ces postes peut se retrouver en faillite en quelques semaines, sans le délai de « respiration » d’avant.

Recommandation : Ouvrez un compte dédié pour provisionner mensuellement vos charges fiscales et sociales. Cela évite les mauvaises surprises en fin d’année.

Conséquences pratiques pour une raison individuelle (résident et frontalier)

1. Risque de faillite plus rapide et sans répit prolongé

Une raison individuelle inscrite au RC qui ne paie pas à temps ses dettes de TVA, d’impôts ou de cotisations sociales peut désormais se retrouver en procédure de faillite sans avoir pu « tenir » grâce à des saisies étalées dans le temps comme avant.

2. Liquidation de l’entreprise et pertes personnelles

En cas de faillite, l’Office des poursuites et des faillites dresse l’inventaire de tous vos biens, les saisit et les vend aux enchères publiques. Pour une raison individuelle, cela entraîne la vente forcée non seulement des biens liés à l’activité, mais aussi de vos biens privés : maison familiale, appartement, comptes d’épargne, véhicule.

3. Cas des frontaliers : conséquences transfrontalières

Pour les frontaliers qui exercent en Suisse mais résident en France, une faillite en Suisse peut avoir des implications au-delà de la frontière :

  • Après la déclaration de faillite suisse, les actifs situés en France peuvent être concernés par des actions de recouvrement
  • La faillite peut être reconnue et exécutée dans l’État de résidence selon les règles de droit international privé
  • La vente forcée du logement familial ou d’un bien immobilier en France peut affecter durablement votre situation personnelle et celle de votre famille

⚠️ Point de vigilance (frontaliers)

Si vous êtes frontalier et que vous possédez des biens importants en France (résidence principale, investissements immobiliers), la responsabilité illimitée d’une raison individuelle représente un risque accru. En cas de faillite en Suisse, ces biens peuvent être saisis pour rembourser vos créanciers professionnels.

Pourquoi cette réforme renforce l’argument en faveur d’une Sàrl pour certains profils ?

La raison individuelle reste simple et intéressante pour démarrer à faible capital, mais :

  • Elle expose le patrimoine personnel sans limite, ce qui est risqué si l’activité implique des investissements importants ou des dettes potentielles
  • La réforme rend la mise en faillite plus accessible et plus rapide, sans l’ancien délai de saisie
  • Pour les activités avec besoin de capital > CHF 20’000 ou comportant des risques financiers élevés, il est souvent plus prudent de démarrer directement avec une Sàrl, car elle protège le patrimoine privé derrière le capital social

Quand l’entreprise individuelle est-elle idéale ?

Malgré les risques évoqués, l’entreprise individuelle reste particulièrement adaptée à certaines situations bien précises. Lorsqu’elle est choisie en connaissance de cause, elle constitue une solution simple, flexible et efficace.

entrepreneur de raison individuelle

Activité exercée seul et à faible risque

La raison individuelle convient parfaitement aux activités exercées sans associés et sans perspective immédiate d’entrée de partenaires. Elle s’adresse aux indépendants qui souhaitent rester seuls décisionnaires, sans structure complexe ni gouvernance formelle.

Profils types :

  • Consultants (stratégie, management, RH, marketing)
  • Freelances (développeurs web, graphistes, traducteurs)
  • Créatifs (photographes, vidéastes, designers)
  • Formateurs et coaches
  • Professions intellectuelles (architectes, ingénieurs en bureau d’études)
  • Thérapeutes (physiothérapeutes, psychologues, naturopathes)

Pour ces activités, tant que les risques financiers et juridiques restent limités (pas de gros investissements, pas de contrats engageant des montants importants), la raison individuelle offre une forme suffisante et adaptée.

Tester un marché ou démarrer progressivement

La raison individuelle est souvent le meilleur choix pour tester une idée, valider une offre ou lancer une activité à petite échelle.

Avantages pour la phase de test :

  • Absence de capital minimum : Vous pouvez démarrer sans apporter CHF 20’000
  • Coûts de création quasi nuls : CHF 0-350 si inscription RC facultative
  • Obligations administratives limitées : Comptabilité simplifiée possible
  • Flexibilité totale : Vous pouvez ajuster votre offre, vos prix, votre positionnement sans contraintes statutaires

Cette souplesse permet de valider le modèle économique avant d’envisager, si nécessaire, une structure plus lourde comme une Sàrl ou une SA.

Exemple concret :

Sarah, graphiste indépendante, hésite à créer une Sàrl. Elle choisit de démarrer en raison individuelle pour tester son marché pendant 12-18 mois. Si son CA dépasse CHF 80’000 et qu’elle décroche des contrats avec de grandes entreprises, elle envisagera alors le passage en Sàrl pour protéger son patrimoine.

Activités à faible investissement et chiffre d’affaires modéré

Lorsque le chiffre d’affaires est modéré (< CHF 100’000/an) et que les investissements sont limités, la raison individuelle permet une gestion simple et peu coûteuse.

Tant que l’activité reste en dessous de certains seuils :

  • TVA : < CHF 100’000 → pas d’assujettissement obligatoire
  • Registre du commerce : < CHF 100’000 → inscription facultative
  • Comptabilité complète : < CHF 500’000 → comptabilité simplifiée suffisante

Les obligations restent allégées, ce qui est particulièrement appréciable au démarrage.

⚠️ Condition importante : Cette simplicité ne doit pas faire oublier la responsabilité illimitée. Il faut bien mesurer les risques et s’assurer que votre activité n’expose pas votre patrimoine privé de manière excessive.

💡 Conseil de RISTER – Fiduciaire Genève

L’entreprise individuelle est une solution logique lorsque l’activité est personnelle, progressive et à risque maîtrisé. Elle doit toutefois être envisagée comme une forme évolutive.

Dès que le chiffre d’affaires augmente, que les investissements deviennent significatifs ou que les risques s’élargissent, une analyse s’impose pour déterminer s’il est opportun de passer à une Sàrl ou à une autre forme juridique plus protectrice.

Quand envisager de passer à la Sàrl ?

Passer d’une entreprise individuelle à une Sàrl est une évolution naturelle pour de nombreux indépendants lorsque l’activité se développe. Cette transition répond le plus souvent à une combinaison de facteurs économiques, financiers et stratégiques.

Croissance du chiffre d’affaires et des montants en jeu

Dès que le chiffre d’affaires augmente de manière durable et que les volumes financiers deviennent plus importants, la structure de la raison individuelle peut montrer ses limites.

entrepreneur sàrl chiffre d'affaire

Signaux déclencheurs :

  • CA > CHF 150’000-200’000/an de manière récurrente
  • Contrats clients > CHF 50’000 unitaires
  • Investissements professionnels cumulés > CHF 100’000
  • Besoin de financement bancaire important

Une Sàrl permet de mieux encadrer la croissance, de structurer la gestion et de préparer l’entreprise à des étapes ultérieures : embauche de collaborateurs, ouverture à de nouveaux marchés, développement international.

Protection du patrimoine privé

L’un des principaux déclencheurs du passage à la Sàrl est le besoin de protéger le patrimoine privé. En raison individuelle, la responsabilité est illimitée et engage l’ensemble de vos biens personnels.

La Sàrl devient particulièrement pertinente si :

  • Vous possédez un patrimoine privé significatif (résidence principale, investissements immobiliers, épargne importante)
  • Votre activité implique des investissements lourds (matériel, véhicules, locaux)
  • Vous signez des contrats importants avec clauses de pénalités
  • Vous prenez des engagements à long terme (baux commerciaux, crédits professionnels)
  • Vous êtes frontalier avec biens en France (protection transfrontalière)

La Sàrl offre une séparation juridique entre l’entreprise et la sphère privée, en limitant la responsabilité au capital social de CHF 20’000 (sauf faute grave de gestion).

Accueillir des associés ou structurer un partenariat

La raison individuelle ne permet pas de faire entrer des associés. Dès qu’un projet implique plusieurs personnes, un investisseur ou un partenaire stratégique, la Sàrl devient la forme juridique adaptée.

La Sàrl permet de :

  • Répartir le capital entre plusieurs associés (parts sociales)
  • Définir clairement les droits et obligations de chacun dans les statuts
  • Prévoir des règles de gouvernance : assemblées générales, pouvoirs du gérant, modalités de décision
  • Organiser l’entrée/sortie de partenaires via des clauses statutaires (droit de préemption, agrément, etc.)
  • Séparer détention du capital et gestion opérationnelle

Si vous envisagez de vous associer ou d’accueillir un investisseur, le passage en Sàrl est incontournable.

Renforcer l’image, la crédibilité et préparer l’avenir

Dans certains secteurs, une Sàrl est perçue comme plus professionnelle et plus crédible qu’une raison individuelle, notamment par :

  • Clients institutionnels (administrations, grandes entreprises)
  • Banques (pour obtenir des financements)
  • Partenaires internationaux
  • Investisseurs
  • Fournisseurs stratégiques

Cette image plus « corporate » peut faciliter l’accès à certains contrats, financements ou appels d’offres qui excluent les entreprises individuelles.

De plus, la Sàrl prépare l’avenir :

  • Facilite l’embauche de collaborateurs (structure plus claire pour les employés)
  • Permet une transmission structurée de l’entreprise (cession de parts)
  • Prépare une éventuelle revente ou transformation ultérieure (passage en SA si levée de fonds)

💡 Conseil de RISTER – Fiduciaire Genève

Le passage à la Sàrl doit être envisagé de manière proactive, et non sous la contrainte. Une analyse préalable permet d’évaluer le bon moment pour changer de forme juridique, en tenant compte :

  • Du niveau de risque actuel et futur
  • Des perspectives de développement
  • De vos objectifs personnels (protection patrimoniale, transmission, association)
  • Des coûts de transformation et de gestion annuels supplémentaires

Nous recommandons un bilan stratégique annuel pour réévaluer la pertinence de votre forme juridique.

Trajectoire progressive : démarrer en raison individuelle, évoluer vers la Sàrl

Dans la pratique, de nombreux entrepreneurs suivent une trajectoire en deux temps :

  1. Phase 1 : Démarrage en raison individuelle
    • Tester l’idée avec un minimum de contraintes
    • Valider le modèle économique
    • Limiter les coûts fixes au démarrage
    • Bénéficier de la simplicité administrative
  2. Phase 2 : Passage en Sàrl quand les seuils sont franchis
    • Protection du patrimoine privé
    • Structuration pour la croissance
    • Possibilité d’accueillir des associés
    • Renforcement de la crédibilité

entrepreprise individuelle ou sàrl
Posez des seuils déclencheurs clairs dès le départ :

Critère déclencheur Seuil indicatif Action
Chiffre d’affaires > CHF 150’000-200’000/an Analyser le passage en Sàrl
Contrats importants Contrats unitaires > CHF 50’000 Protéger le patrimoine privé
Investissements cumulés > CHF 100’000 Limiter la responsabilité
Arrivée d’un associé Besoin de structurer un partenariat Passage en Sàrl obligatoire
Demande de financement Crédit bancaire > CHF 50’000 Renforcer la crédibilité
Exposition accrue Patrimoine privé > CHF 500’000 Protéger impérativement

Seuils indicatifs pour déclencher une analyse de passage en Sàrl. À adapter selon votre situation personnelle.

Signaux concrets qui doivent vous alerter :

  • Vous signez des contrats de plus en plus gros avec des pénalités élevées
  • Des partenaires ou investisseurs potentiels se manifestent
  • Vous avez besoin de financement pour développer votre activité
  • Votre exposition au risque augmente (investissements, engagements long terme)
  • Vous ressentez un stress lié à la responsabilité illimitée
  • Des clients institutionnels préfèrent travailler avec des sociétés

Le passage RI → Sàrl doit être anticipé, pas subi. C’est une décision stratégique qui se prépare avec l’aide d’une fiduciaire pour évaluer le timing optimal et les impacts fiscaux.

Conclusion : comment choisir entre raison individuelle et Sàrl ?

Le choix entre raison individuelle et Sàrl n’est pas définitif, mais il doit être fait en connaissance de cause, en fonction de votre activité, vos risques et votre projet de développement.

Optez pour la raison individuelle si :

  • Vous démarrez seul, sans associés prévus à court terme
  • Votre activité comporte des risques limités (pas de gros investissements, pas de contrats engageant des montants importants)
  • Vous souhaitez tester votre marché avec un minimum de contraintes
  • Votre chiffre d’affaires attendu est modéré (< CHF 100’000-150’000/an)
  • Vous privilégiez la simplicité et la flexibilité

Envisagez la Sàrl dès le départ si :

  • Votre activité implique des risques financiers importants ou des investissements lourds
  • Vous avez un patrimoine privé significatif à protéger (résidence principale, épargne, investissements)
  • Vous prévoyez d’accueillir des associés ou des investisseurs
  • Votre modèle économique nécessite des financements bancaires
  • Vous ciblez des clients institutionnels exigeant une structure sociétaire
  • Vous êtes frontalier avec des biens en France (protection transfrontalière)

Dans la plupart des cas, la trajectoire optimale est :

  1. Démarrer en raison individuelle pour tester et valider votre activité (6-24 mois)
  2. Poser des seuils déclencheurs clairs (CA, investissements, risques, associés)
  3. Analyser régulièrement si ces seuils sont franchis (bilan annuel avec fiduciaire)
  4. Passer en Sàrl de manière proactive quand les conditions le justifient

💡 Conseil final de RISTER – Fiduciaire Genève

La réforme du droit de la faillite de 2025 a renforcé l’importance de ce choix. La responsabilité illimitée en raison individuelle est devenue plus risquée, avec des procédures de faillite plus rapides pour dettes publiques.

Nous recommandons de faire un point annuel avec une fiduciaire spécialisée pour évaluer si votre forme juridique reste adaptée à votre situation actuelle. N’attendez pas d’être en difficulté pour réfléchir à une transformation en Sàrl : c’est une décision qui se prend sereinement, dans une phase de croissance.

Contactez une fiduciaire dès que vous franchissez l’un des seuils mentionnés dans ce guide pour analyser ensemble le moment optimal de passage en Sàrl.

Sources

Ce guide comparatif a été rédigé en s’appuyant sur les sources officielles suivantes :

Législation suisse :

Autorités et institutions :

Documentation professionnelle :

  • Fiches pratiques des chambres de commerce cantonales suisses.
  • Publications des associations professionnelles fiduciaires (ExpertSuisse, Fiduciaire|Suisse).
  • Analyse juridique de la réforme LP 2025 sur le recouvrement des dettes publiques.

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